24 saison 2 : Hiiii Jack

Publié le par Amélie

Comme vous l'aurez remarqué, je ne suis pas spécialement à la page pour cette série. Ce n'est pas de ma faute, mais celle de TF1 qui a décidé stupidement de la programmer le samedi à minuit passé. Comment peut-on encore avoir l'idée de nos jours (même si c'était il y a cinq ans) de sacrifier une telle série, je me le demande encore.

Cette saison 2 de 24 a définitivement illuminé mes soirées de ce printemps 2008, et m'a donné illico l'envie de me replonger dans cette série que j'avais laissé de côté depuis pas mal de temps.

Petit rappel de l'histoire : c'est la saison où Jack doit trouver (et dégoupiller si possible) une bombe atomique qui s'apprête à être balancée sur Los Angeles par de dangereux terroristes islamistes. Oui, le scénario est encore plus improbable que la saison 1, mais c'est ça qui est drôle.

Points positifs
- La formidable, que dis-je, la géniesque, sublimissime, extraordinaire gestion du suspens. Encore mieux que pour la  1. Et vas-y que je hurle à la mort à chaque fin d'épisode, et vas-y que je ne peux même plus m'arrêter après trois épisode alors que hein, je bosse moi le lendemain. Pffffiouuuuu... Je ne sais même plus quoi dire. Je crois qu'il ne me reste plus qu'à m'agenouiller devant le génie de cette bande de scénariste totalement sadiques au vue des cliffhander de ouf qu'ils nous ont mis à chaque fin d'épisode. Rien à redire.

- La très bonne gestion des deux histoires. Je passe sur la recherche de la bombe, extrêmement bien menée. A l'épisode 15, quand elle est trouvée, on se demande tout de même qu'est-ce qu'il va bien pouvoir de passer dans les 9 épisodes restant. Le 16ème est un peu mou du genoux... Mais tout reprend dès le 17ème, avec un gros plan sur le devenir du Président Palmer. Presque aucun temps mort pour un passage à deux histoire très différentes, bravo.

- Tony Almeida. Si dans la saison 1 il apparaissait come le simple faire-valoir de Jack, et au passage celui qui se fait avoir sur toute la ligne à propos de Nina, il est bien mieux mis en valeur dans la saison 2, au point de devenir mon nouveau grand chouchou de la série. Plus d'épaisseur dans le caractère, quelques égarements bien dosés, un regard qui tue, je suis sous le charme. Trop craquant avec ses béquilles à courir dans toute la CTU.  Et j'ai adoré son dernier dialogue à la fin pour récupérer son siège. Tony le boss, moi, ça me va.

- Sherry. Je suis toujours fascinée par ce personnage bien plus complexe qu'il n'y parait. Femme de pouvoir, très ambitieuse, elle a voulu se venger, comme beaucoup de femmes rejetées. Ses cartes sont dévoilées progressivement. Je suis scandalisée par son départ les menottes aux poignets. Dis donc Palmer, elle t'a quand même sauvé la mise au péril de sa vie, ça mérite quelques considérations.

- Le cliffhander de la fin. Bon alors, il a quoi Palmer ? Il est mort ? Et c'est qui cette fille qui a l'air complètement folle ? Et c'est qui ce mec sur ce yacht ?  Et qu'est-ce qu'elle voulait insinuer Marie ? Et Kate, elle va sortir avec Jack ?  Mais pourquoi autant de questions en suspens à la fin d'une saison, pourquoi ?

- Rien à voir avec la série en elle-même. C'est la première fois qu'on suivait une série en V.O., sous-titrée anglais. Et ma foie, on a bien suivi. Je sais que 24 n'est pas la série la plus philosophique qui soit, et les images sont déjà assez parlantes en elles-mêmes, mais ça flatte notre ego.

Points négatifs
Dans la vie, personne n'est parfait, même pas 24.
- Kim. Question : à quoi sert ce personnage ? Réponse : à rien. Mais vraiment à rien. Autant dans la saison 1 elle était liée à l'histoire principale, autant là elle semble juste bonne à appeler son pôpa quand ce dernier est très occupé. Et puis elle n'est pas très fute-fute comme fille. Son père la prévient qu'une bombe atomique va sûrement exploser sur Los Angeles. Une personne censée partirait sur le champ. Mais non, pas Kim. Qu'est-ce qu'elle fait cette gourdasse ? Elle appelle son copain, qui a l'air d'avoir deux mains gauches, et veut sauver une petite fille qu'elle ne connaît depuis même pas 24 heures. Et puis bon, ça serait bien de choisir un peu mieux la famille chez qui on va faire du baby-sitting.

- Quelques invraisemblances. Moi, je veux bien que Jack soit doté d'u corps hors du commun. Mais courir le 100 mètres juste après avoir fait un arrêt cardiaque, même Grey's Anatomy ne nous l'avait jamais fait.

- Une violence parfois gratuite. Pour la saison 1, c'était les morts par balle, à peu près deux par épisode. Ici, ce sont les scènes de tortures. Certaines servent le scénario, pour bien planter un personnage ou noircir une ambiance. Mais en mettre autant n'était pas forcément utile. La fausse mort du fils du terroriste était à la limite du soutenable.

En gros, une très, très belle saison 2 (je me répète peut-être ?), avec des défauts communs à la saison 1. Durant l'été, nous avons quitté Jack pour les débuts du Dr Ross, mais c'est pour mieux le retrouver lors de la saison 3, sûrement en septembre.

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Publié dans Danses en série

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