Sur le chemins des vacances
Contrairement à tout le monde, je ne vais pas parler de mes vacances, après tout, quand je vais en Provence, c'est un peu toujours la même chose, mais du chemin des vacances.
Tout commence à 6h25, lorsque le réveil se met à sonner. C'est à peu près la seule fois dans l'année où je me lève si tôt et de bonne humeur et du premier coup. Les bagages sont déjà prêts, terminés la veille sur les coups de 2h du mat'. Je pars affronter le train de banlieue et le métro, en général sans aucune bonne âme qui me propose de me porter mon sac dans les interminables escaliers.
Gare de Lyon, le TGV pour Avignon, le quai... le départ.
Je dois dire qu'au début, je ne regarde pas trop par la fenêtre. J'ai mes rituels. A l'aller c'est Elle, arrivé dans ma boîte aux lettres le lundi et précieusement pas ouvert en prévision du voyage. Au retour, ce sera Glamour. Ces deux magazines ont tous deux la qualité d'une durée de lecture de 2h40, soit à 10 minutes près le temps qu'il faut pour faire Paris-Montélimar.
Je commence à lever la tête après Lyon. La grisaille est partie depuis la Bourgogne, la campagne se fait plus vallonnée, les couleurs plus fortes. Le Sud vient petit à petit. Et puis c'est l'arrêt à Valence. "C'est à Valence que le Midi commence" disait je ne sais plus qui. En tout cas, le nom de cette ville sent pour moi les vacances.
Le TGV roule moins vite, les immeubles s'effacent peu à peu, et le train entre dans la vallée du Rhône. Cet immense espace remplis d'arbre, de voitures et de ce fleuve si imposant. A droite, les montagnes de l'Ardèche sont de plus en plus distinctes. A gauche, les collines de Provence se dessinent clairement. Et toujours ces trois couleurs : le jaune des blés, le vert des feuilles de chênes et des oliviers, et le violet intense des lavandes. Si on arrêtait le train et prêtait silence, nous pourrions entendre le bourdonnement incessant des abeilles sur ces fleurs si odorantes.
La vallée s'élargit de plus en plus, les premières cheminées des centrales nucléaires apparaissent. D'ailleurs, on habite pas loin de celle de Tricastin, vous savez, celle qui a eu une fuite il y a une semaine. Bon, on habite au Nord de la centrale, et il parait que malgré toute sa puissance, l'uranium n'arrive pas encore à remonter le cours du Rhône.
Mais revenons à notre voyage, qui touche bientôt à sa fin. Le TGV ralentit en gare de Montélimar. La porte s'ouvre, choc thermique de 10 degrés. OK, j'avoue, cette année à l'arrivée, il faisait là-bas aussi froid qu'à Paris. Mais quand même. Il y règne un autre parfum, une certaine sérénité. Le bruit du vent dans les platanes, l'accent chantant des gens.
Encore 30 minutes de car et 10 de voiture, et me voici enfin arrivée...
Quand même, je reviens sur un détail des vacances : la libération que l'on attendait plus d'Ingrid Betancourt. Ceux qui me connaissent savent que je suis une droguée des médias. Je n'ai jamais osé compter le nombre d'heures que j'ai passé devant ma télévision entre le 11 et 13 septembre 2001. Et là, lors de cet événement si important, je me retrouvais dans un lieu sans télé, avec Internet mais sans ordinateur pour se connecter, et dans l'impossibilité de sortir acheter le moindre journal au vue de l'orage qui s'est abattu sur notre tête pendant 12 heures d'affilée. Juste un portable qui captait moyen pour entendre un bout du discours de Sarkozy.
Le retour est toujours moins drôle, avec invariablement la pluie qui frappent les vitres du train dès que l'on rentre en Ile-de-France. Le métro est toujours noir de monde, la gare Saint-Lazare toujours aussi bordélique. Mais moi, tout de même, un peu moins stressée qu'il y a une semaine.
Tout commence à 6h25, lorsque le réveil se met à sonner. C'est à peu près la seule fois dans l'année où je me lève si tôt et de bonne humeur et du premier coup. Les bagages sont déjà prêts, terminés la veille sur les coups de 2h du mat'. Je pars affronter le train de banlieue et le métro, en général sans aucune bonne âme qui me propose de me porter mon sac dans les interminables escaliers.
Gare de Lyon, le TGV pour Avignon, le quai... le départ.
Je dois dire qu'au début, je ne regarde pas trop par la fenêtre. J'ai mes rituels. A l'aller c'est Elle, arrivé dans ma boîte aux lettres le lundi et précieusement pas ouvert en prévision du voyage. Au retour, ce sera Glamour. Ces deux magazines ont tous deux la qualité d'une durée de lecture de 2h40, soit à 10 minutes près le temps qu'il faut pour faire Paris-Montélimar.
Je commence à lever la tête après Lyon. La grisaille est partie depuis la Bourgogne, la campagne se fait plus vallonnée, les couleurs plus fortes. Le Sud vient petit à petit. Et puis c'est l'arrêt à Valence. "C'est à Valence que le Midi commence" disait je ne sais plus qui. En tout cas, le nom de cette ville sent pour moi les vacances.
Le TGV roule moins vite, les immeubles s'effacent peu à peu, et le train entre dans la vallée du Rhône. Cet immense espace remplis d'arbre, de voitures et de ce fleuve si imposant. A droite, les montagnes de l'Ardèche sont de plus en plus distinctes. A gauche, les collines de Provence se dessinent clairement. Et toujours ces trois couleurs : le jaune des blés, le vert des feuilles de chênes et des oliviers, et le violet intense des lavandes. Si on arrêtait le train et prêtait silence, nous pourrions entendre le bourdonnement incessant des abeilles sur ces fleurs si odorantes.La vallée s'élargit de plus en plus, les premières cheminées des centrales nucléaires apparaissent. D'ailleurs, on habite pas loin de celle de Tricastin, vous savez, celle qui a eu une fuite il y a une semaine. Bon, on habite au Nord de la centrale, et il parait que malgré toute sa puissance, l'uranium n'arrive pas encore à remonter le cours du Rhône.
Mais revenons à notre voyage, qui touche bientôt à sa fin. Le TGV ralentit en gare de Montélimar. La porte s'ouvre, choc thermique de 10 degrés. OK, j'avoue, cette année à l'arrivée, il faisait là-bas aussi froid qu'à Paris. Mais quand même. Il y règne un autre parfum, une certaine sérénité. Le bruit du vent dans les platanes, l'accent chantant des gens.
Encore 30 minutes de car et 10 de voiture, et me voici enfin arrivée...
Quand même, je reviens sur un détail des vacances : la libération que l'on attendait plus d'Ingrid Betancourt. Ceux qui me connaissent savent que je suis une droguée des médias. Je n'ai jamais osé compter le nombre d'heures que j'ai passé devant ma télévision entre le 11 et 13 septembre 2001. Et là, lors de cet événement si important, je me retrouvais dans un lieu sans télé, avec Internet mais sans ordinateur pour se connecter, et dans l'impossibilité de sortir acheter le moindre journal au vue de l'orage qui s'est abattu sur notre tête pendant 12 heures d'affilée. Juste un portable qui captait moyen pour entendre un bout du discours de Sarkozy.
Le retour est toujours moins drôle, avec invariablement la pluie qui frappent les vitres du train dès que l'on rentre en Ile-de-France. Le métro est toujours noir de monde, la gare Saint-Lazare toujours aussi bordélique. Mais moi, tout de même, un peu moins stressée qu'il y a une semaine.
Publicité