Impressions de campagne
Et voila. Dans quelques heures, nous serons qui sera notre Président(e) pour cinq ans. Beaucoup seront déçus, heureux, désillusionnés, déjà prêts pour les Législatives de juin...
A H-1h145, je voudrais revenir sur cette campagne. En mettant de côté les idées politiques, pour ne revenir que sur l'apsect médiatique, si l'on peut dire, de ces quelques derniers mois.
Globalement, j'ai trouvé cette campagne passionnante et de très bonne tenue. Et cela en partie grâce au public.
Pour la première fois, j'ai vraiment eu l'impression que les gens s'y intéressaient vraiment. Qu'ils posaient des questions, qu'ils voulaient savoir comment ça marchait. C'est bien beau les promesses, mais combien cela va-t-il coûter ? Comment peut-on le mettre en place ? Voila bien longtemps que l'on ne s'était posé ces questions.
Les politiques de tous bords ont dû s'y plier : des idées concrètes, un vrai budget, des explications pédagogiques... Sans trop de coups bas et phrases assassines inutilement. Des idées qui fusent. Des visions différentes de la France... Parce que les gens étaient en demande de ça.
Il suffisait de voir les audiences : 5 millions pour A vous de juger, 8 pour J'ai une question à vous poser... L'engouement était là. Idem pour la hausse des ventes de journaux.
Petite dérive de ce phénomène, le début de la politique spectacle. Il fallait voir le JT de Pujadas avant le Grand débat, on se serait cru avant une finale de Coupe du monde : envoyés spécials dans toutes les villes autour d'écrans géants... Une dérive qu'il serait bon de ne pas trop pousser. Mais au moins les gens s'y intéressent, et c'est au fond ce qui compte.
Autre petite déception : les deux dernières semaines avant le 1er tour.
Cette campagne, cela fait cinq ans qu'on l'attend. Et le 22 avril est arrivé presque sans que l'on s'en apercçoivent. Chaque camp restait de son côté à jauger les autres. C'est dommages, j'aurais aimé plus de débats, d'affrontement.
Le deuxième tour a rattrapé ce retard, il faut dire qu'on attendait que ça. Un très bon débat, une opposition qui évitait d'être stérile... La politique arrivait vraiment à se mettre au niveau de tout le monde, tout en restant constructive.
Pour la premières fois, les principaux candidats étaient cinquantenaire, avaient encore des enfants ados ou à l'école. Pour la premières fois, les deux candidats du 2ème tour ne s'étaient jaamsi présentés à l'ultime scrutin, ils étaient relativement nouveaux.
Egalement, il faut, le dire, c'est la première fois qu'une femme devenait vraiment possiblement présidentiable.
Personnellement, qu'un candidat soit un homme ou une femme, je m'en fous, je ne fais même pas attention. Et je trouve ça incroyble qu'en 2007 on souligne encore cette différence. Mais tout de même, qu'elle perde ou gagne, Ségolène Royal restera dans l'histoire du féminisme français.
Ce soir, quel que soit le résultat, le pays passera à uen nouvelle ère. Celle où le pueple est un minimum responsable.
Il y a cinq ans, je croyais beaucoup à cette élection, comme étant celle du changement. Aujourd'hui, j'ai perdu un peu mes illusions, au vu des deux candidats : une qui me semble encore trop faible, et un peu "verte" côté économie, l'autre qui peut être dangereux pour le social et la démocratie. Laissons toutefois au gagnant le temsp de faire ses preuves.
J'espère juste que dans cinq ans, j'auais plus d'espoir qu'aujourd'hui et ne regretterai pas mon choix de ce matin.
A H-1h145, je voudrais revenir sur cette campagne. En mettant de côté les idées politiques, pour ne revenir que sur l'apsect médiatique, si l'on peut dire, de ces quelques derniers mois.
Globalement, j'ai trouvé cette campagne passionnante et de très bonne tenue. Et cela en partie grâce au public.
Pour la première fois, j'ai vraiment eu l'impression que les gens s'y intéressaient vraiment. Qu'ils posaient des questions, qu'ils voulaient savoir comment ça marchait. C'est bien beau les promesses, mais combien cela va-t-il coûter ? Comment peut-on le mettre en place ? Voila bien longtemps que l'on ne s'était posé ces questions.
Les politiques de tous bords ont dû s'y plier : des idées concrètes, un vrai budget, des explications pédagogiques... Sans trop de coups bas et phrases assassines inutilement. Des idées qui fusent. Des visions différentes de la France... Parce que les gens étaient en demande de ça.
Il suffisait de voir les audiences : 5 millions pour A vous de juger, 8 pour J'ai une question à vous poser... L'engouement était là. Idem pour la hausse des ventes de journaux.
Petite dérive de ce phénomène, le début de la politique spectacle. Il fallait voir le JT de Pujadas avant le Grand débat, on se serait cru avant une finale de Coupe du monde : envoyés spécials dans toutes les villes autour d'écrans géants... Une dérive qu'il serait bon de ne pas trop pousser. Mais au moins les gens s'y intéressent, et c'est au fond ce qui compte.
Autre petite déception : les deux dernières semaines avant le 1er tour.
Cette campagne, cela fait cinq ans qu'on l'attend. Et le 22 avril est arrivé presque sans que l'on s'en apercçoivent. Chaque camp restait de son côté à jauger les autres. C'est dommages, j'aurais aimé plus de débats, d'affrontement.
Le deuxième tour a rattrapé ce retard, il faut dire qu'on attendait que ça. Un très bon débat, une opposition qui évitait d'être stérile... La politique arrivait vraiment à se mettre au niveau de tout le monde, tout en restant constructive.
Pour la premières fois, les principaux candidats étaient cinquantenaire, avaient encore des enfants ados ou à l'école. Pour la premières fois, les deux candidats du 2ème tour ne s'étaient jaamsi présentés à l'ultime scrutin, ils étaient relativement nouveaux.
Egalement, il faut, le dire, c'est la première fois qu'une femme devenait vraiment possiblement présidentiable.
Personnellement, qu'un candidat soit un homme ou une femme, je m'en fous, je ne fais même pas attention. Et je trouve ça incroyble qu'en 2007 on souligne encore cette différence. Mais tout de même, qu'elle perde ou gagne, Ségolène Royal restera dans l'histoire du féminisme français.
Ce soir, quel que soit le résultat, le pays passera à uen nouvelle ère. Celle où le pueple est un minimum responsable.
Il y a cinq ans, je croyais beaucoup à cette élection, comme étant celle du changement. Aujourd'hui, j'ai perdu un peu mes illusions, au vu des deux candidats : une qui me semble encore trop faible, et un peu "verte" côté économie, l'autre qui peut être dangereux pour le social et la démocratie. Laissons toutefois au gagnant le temsp de faire ses preuves.
J'espère juste que dans cinq ans, j'auais plus d'espoir qu'aujourd'hui et ne regretterai pas mon choix de ce matin.
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