Initiation aux châteaux de la Loire
Petit récit du week-end d'avant que nous avons passé entre Uzerche et la Loire.
D'abord, et j'ai réalisé que c'était la première fois de ma vie, direction l'autoroute un jour de méga départ en vacances. La faute à un mariage le 12 juillet.
5h du matin, gaillardement, nous prenons la voiture direction Uzerche. Première pensée : je n'ai jamais vu autant de voitures à Puteaux un samedi à 5h20. Que des familles, le père les yeux vissés sur la route, le gilet jaune sagement accroché à son siège, la mère, les pieds sur le pare-brise à roupiller, et les enfants, déjà en train de jouer sur leur console/lire/se disputer/demander à aller aux toilettes. Deuxième pensée : un embouteillage de 15 kilomètre à 6h avant Orléans, ça ne présage rien de bon.
Finalement, nous avons très bien roulé et sommes arrivés à Uzerche vers midi. Youpi, 3h à dormir avant le mariage. Surtout qu'ayant bien somnolée dans la voiture, je me sens d'attaque pour la soirée. Uzerche est une très jolie ville, complètement déserte, mais avec encore beaucoup de maisons du XIVe siècle et un bel aqueduc. La promenade dans la ville le lendemain était très intéressante. Quand au mariage, il était vraiment génial. Il y avait un mélange de professionnel (un très beau château loué pour la soirée, un excellent repas, des serveurs réactifs...), et de faits-maison (une déco complètement réalisée par la mariée et sa famille, un groupe de potes du marié pour la musique...). Une chouette ambiance et beaucoup d'émotion.
Après le repas du lendemain, avoir dit au revoir une dernière fois au couple, direction le Val de Loire. Nous sommes parisiens depuis 26 ans, et pourtant, nous n'avions jamais mis les pieds dans cette région même pas à deux heures de chez nous. Nous avons donc profité d'une Smartbox reçue à Noël et du pont du 14 juillet pour nous initier à la région.
Arrivés vers 19h à Langeais (vous ne connaissez pas ? Ce n'est pas bien grave), première promenade au bord d'un lac pour saisir la campagne du coin. Nous sommes loin des collines de Provences. Que du plat, beaucoup d'étangs, de saules pleureurs, de verdure, quelques champs de céréales et des oiseaux qui pépient de partout. Et puis la Loire, ce fleuve beaucoup plus grand que la Seine mais moins impétueux que le Rhône. Il coule paresseusement, ses berges affleurant l'eau et ponctué de petites îles et bancs de sables. Le soleil est moins fort, moins agressif que dans le Sud, mais la luminosité y est plus chatoyante, et invite à la rêverie. Je comprends pourquoi François 1er a aimé le coin. Le soir, 13 juillet typique : démonstration de majorettes, saucisses-frites, feu d'artifice et bal populaire !
Le lendemain, enfin les choses sérieuses avec la visite du château de Langeais. Ce coin n'est absolument pas connu, il est vrai que la bâtisse est moins impressionnante que les mastodontes Chambord and Co. Il est pourtant extrêmement intéressant, le mieux meublé du coin, et recèle de nombreux détails historiques. J'adore les visites des châteaux. C'est souvent très vivant, et permet d'apprendre pleins de trucs sur l'Histoire, l'une de mes passions.
Le châteaux de Langeais est assez particulier, en se situant à la limite du Moyen-Âge et de la Renaissance. Résultat : une façade type château fort côté ville pour impressionner le chaland, avec Pont-levis et tout le bazar, et derrière, une allure Renaissance avec jardin à la française.

Dans ce château s'est déroulé un événement d'une importance de taille, puisque c'est là que se sont mariés en 1491 Charles VIII et Anne de Bretagne. Par cette union, cette région jusque là indépendante est enfin rattachée au Royaume de France. La Bretagne semblait faire des envieux à l'époque. Anne a été fiancé à tout un tas de rois successifs qui voulaient s'accaparer le coin. Elle est mariée finalement au Roi de France, mais a signé un contrat qui l'oblige, si le roi meurt sans avoir d'héritier, à épouser le frère de ce dernier pour être sûr que la Bretagne reste bien dans le giron français. Et oui, les filles à l'époque n'avaient pas forcément des rôles faciles.
Après cette visite, nous nous dirigeons vers Amboise en savourant les paysages du bord de Loire.
Bon, Amboise, vous connaissez mieux quand même, François 1er, la ville où mourut Léonard de Vinci ?
Le château, qui domine la ville, est très impressionnant tout en restant assez curieux. D'abord dans un style gothique, il e été partiellement rénové en Renaissance par François 1er. La différence entre les deux parties se voit clairement, ce qui donne un côté bancale au château plutôt étrange. Ici, les salles sont beaucoup plus spacieuses et lumineuses qu'à Langeais, la Renaissance a vraiment fait son œuvre, même s'il reste moins de meubles d'époques. Plusieurs rois et reines y ont habité. Anne de Bretagne (que vous connaissez bien à présent), Louis XII, un peu François 1er, avant d'être complètement oublié. Louis-Philippe s'y réinstalle au XIXe siècle, ce qui a donné un étage décoré façon Empire au contraste assez saisissant avec le reste du château.
Grâce à la très bonne conférencière, on a aussi pu apprendre d'où venaient pas mal d'expressions comme Ramener sa fraise, Epater la galerie, S'assoir sur ses biens, Le tennis, Sucrer ses fraises, Mettre le couvert ou Dresser la table.
Mais le soir commence à tomber sur le 14 juillet, et demain, travail (enfin, recherche de travail pour moi). Les premiers embouteillages n'apparaissent qu'à Puteaux, bloqué à cause du feu d'artifice.
Cette petite escapade nous a donné envie d'en savoir un peu plus sur les châteaux de la Loire, dont nous n'avons vu que les prémisses. A quand un prochain week-end prolongé ?
D'abord, et j'ai réalisé que c'était la première fois de ma vie, direction l'autoroute un jour de méga départ en vacances. La faute à un mariage le 12 juillet.
5h du matin, gaillardement, nous prenons la voiture direction Uzerche. Première pensée : je n'ai jamais vu autant de voitures à Puteaux un samedi à 5h20. Que des familles, le père les yeux vissés sur la route, le gilet jaune sagement accroché à son siège, la mère, les pieds sur le pare-brise à roupiller, et les enfants, déjà en train de jouer sur leur console/lire/se disputer/demander à aller aux toilettes. Deuxième pensée : un embouteillage de 15 kilomètre à 6h avant Orléans, ça ne présage rien de bon.
Finalement, nous avons très bien roulé et sommes arrivés à Uzerche vers midi. Youpi, 3h à dormir avant le mariage. Surtout qu'ayant bien somnolée dans la voiture, je me sens d'attaque pour la soirée. Uzerche est une très jolie ville, complètement déserte, mais avec encore beaucoup de maisons du XIVe siècle et un bel aqueduc. La promenade dans la ville le lendemain était très intéressante. Quand au mariage, il était vraiment génial. Il y avait un mélange de professionnel (un très beau château loué pour la soirée, un excellent repas, des serveurs réactifs...), et de faits-maison (une déco complètement réalisée par la mariée et sa famille, un groupe de potes du marié pour la musique...). Une chouette ambiance et beaucoup d'émotion.Après le repas du lendemain, avoir dit au revoir une dernière fois au couple, direction le Val de Loire. Nous sommes parisiens depuis 26 ans, et pourtant, nous n'avions jamais mis les pieds dans cette région même pas à deux heures de chez nous. Nous avons donc profité d'une Smartbox reçue à Noël et du pont du 14 juillet pour nous initier à la région.
Arrivés vers 19h à Langeais (vous ne connaissez pas ? Ce n'est pas bien grave), première promenade au bord d'un lac pour saisir la campagne du coin. Nous sommes loin des collines de Provences. Que du plat, beaucoup d'étangs, de saules pleureurs, de verdure, quelques champs de céréales et des oiseaux qui pépient de partout. Et puis la Loire, ce fleuve beaucoup plus grand que la Seine mais moins impétueux que le Rhône. Il coule paresseusement, ses berges affleurant l'eau et ponctué de petites îles et bancs de sables. Le soleil est moins fort, moins agressif que dans le Sud, mais la luminosité y est plus chatoyante, et invite à la rêverie. Je comprends pourquoi François 1er a aimé le coin. Le soir, 13 juillet typique : démonstration de majorettes, saucisses-frites, feu d'artifice et bal populaire !
Le lendemain, enfin les choses sérieuses avec la visite du château de Langeais. Ce coin n'est absolument pas connu, il est vrai que la bâtisse est moins impressionnante que les mastodontes Chambord and Co. Il est pourtant extrêmement intéressant, le mieux meublé du coin, et recèle de nombreux détails historiques. J'adore les visites des châteaux. C'est souvent très vivant, et permet d'apprendre pleins de trucs sur l'Histoire, l'une de mes passions.
Le châteaux de Langeais est assez particulier, en se situant à la limite du Moyen-Âge et de la Renaissance. Résultat : une façade type château fort côté ville pour impressionner le chaland, avec Pont-levis et tout le bazar, et derrière, une allure Renaissance avec jardin à la française.

Dans ce château s'est déroulé un événement d'une importance de taille, puisque c'est là que se sont mariés en 1491 Charles VIII et Anne de Bretagne. Par cette union, cette région jusque là indépendante est enfin rattachée au Royaume de France. La Bretagne semblait faire des envieux à l'époque. Anne a été fiancé à tout un tas de rois successifs qui voulaient s'accaparer le coin. Elle est mariée finalement au Roi de France, mais a signé un contrat qui l'oblige, si le roi meurt sans avoir d'héritier, à épouser le frère de ce dernier pour être sûr que la Bretagne reste bien dans le giron français. Et oui, les filles à l'époque n'avaient pas forcément des rôles faciles.
Après cette visite, nous nous dirigeons vers Amboise en savourant les paysages du bord de Loire.
Bon, Amboise, vous connaissez mieux quand même, François 1er, la ville où mourut Léonard de Vinci ?
Le château, qui domine la ville, est très impressionnant tout en restant assez curieux. D'abord dans un style gothique, il e été partiellement rénové en Renaissance par François 1er. La différence entre les deux parties se voit clairement, ce qui donne un côté bancale au château plutôt étrange. Ici, les salles sont beaucoup plus spacieuses et lumineuses qu'à Langeais, la Renaissance a vraiment fait son œuvre, même s'il reste moins de meubles d'époques. Plusieurs rois et reines y ont habité. Anne de Bretagne (que vous connaissez bien à présent), Louis XII, un peu François 1er, avant d'être complètement oublié. Louis-Philippe s'y réinstalle au XIXe siècle, ce qui a donné un étage décoré façon Empire au contraste assez saisissant avec le reste du château.Grâce à la très bonne conférencière, on a aussi pu apprendre d'où venaient pas mal d'expressions comme Ramener sa fraise, Epater la galerie, S'assoir sur ses biens, Le tennis, Sucrer ses fraises, Mettre le couvert ou Dresser la table.
Mais le soir commence à tomber sur le 14 juillet, et demain, travail (enfin, recherche de travail pour moi). Les premiers embouteillages n'apparaissent qu'à Puteaux, bloqué à cause du feu d'artifice.
Cette petite escapade nous a donné envie d'en savoir un peu plus sur les châteaux de la Loire, dont nous n'avons vu que les prémisses. A quand un prochain week-end prolongé ?
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