Mon bilan de l'année : politique et Cie
La non-surprise de l'année : l'élection de Nicolas SarkozyParce que franchement, même parmi ceux qui ne le supportent pas, vous doutiez vraiment qu'il allait gagner ? Depuis 2002, il tâtait le terrain, il arrivait en tête des sondages et cassait ses adversaires méthodiquement les uns après les autres. Perosnne n'est surpris. Beaucoup ont peur, mais personne n'est surpris.
La femme de l'année : Ségolène Royal
Même si je ne l'appréciais pas particulièrement, si je la trouvais encore un peu verte et incompétente sur pas mal de sujets, elle a su créer un truc. Un nouveau mouvement, un espoir. Et elle reste tout de même la première femme à atteindre le 2ème tour des Présidentielles. Le nombre de remarques sexistes qu'elle s'est prise en pleine face a aussi montré que beaucoup de Français n'étaient pas encore psychologiquement prêts à voir une femme au pouvoir surprême. Réveillez-vous les gars, on est au XXIème siècle...
L'homme de l'année : François Bayrou
Parce que c'est la première fois qu'un perdant est autant courtisé. Méprisé par ses adversaires, il est devenu tout de suite beaucoup plus intéressant une fois qu'il a réuni 18% des voix. Il n'a pas le charisme de l'une et l'assurance médiatique de l'autre, mais il a eu de bonnes idées, il restait sincère dans ses engagements (européens et écologiques notamment), et il a appoté une vraie bouffée d'air frai dans un paysage politique parfois sclérosé.
Le traître de l'année : Eric Besson
Faut-il encore le présenter ? En pleine campagne électorale, il lâche sa candidate un peu en difficulté pour rejoindre Nicolas, flaîrant le poste de ministre. Bien sûr, il n'a pas pu s'empêcher de partir sans cracher allégrement sur Ségo. C'était beau, et surtout très élégant.
Le jeune espoir : Barack Obama
Au début de 2007, quand on parlait les futures élections américaines, on ne citait qu'Hillary. Et puis au fur et à mesure on a entendu parler de lui. Le premier black possiblement présidentiable, vraiment Démocrate, très opposé à Bush et qui a voté dès le début contre la guerre en Irak. L'homme de l'année de 2008 ?
Le mec qui fait peur de l'année : Vladimir Poutine
Parce que ceux qui croyaient encore que la Russoie gardait un minimum de démocratie ont du vite se résigner. Parce que rien que son regard fait peur. Parce qu'on ne sait pas jusqu'où il serait capable d'aller pour rester au pouvoir. Parce que la Russie reste un place très importante du gaz et du pétrole.
La bonne surprise de l'année : Arnold Schwarzenegger
C'est vrai, il soutien Bush et met un point d'honneur à ne pas grâcier ses condamnés à mort. Mais depuis quelques années, il est devenu le fer de lance de l'écologie, n'hésitant pas à se confronter à son cher Président. La Californie est en train de devenir un modèle du genre. Schwarzi a même lancé cette année quelques idées progressistes, comme la couverture maladie universelle au U.S.A..
Le parti absent de l'année : le P.S.
Et certains se demandent encore comment Ségo a perdu une élection sencée être inratable. Jamais un parti ne s'est montré aussi désolidarisé de son canddidat. Et c'est parti pour continuer.
Le chiffre de l'année : 20 millions de téléspectateurs devant le débat présidentiel
Qu'on se le dise, les Français se sont intéressés à la politique cette année. Pour preuve, des audiences records et un vrai soucis de comprendre vraiment les grands enjeux. La qualité des émissions (et des journalistes) s'est par là amélioré. Ca fait plaisir à voir.
La mascarade de l'année : Kadhafi en France
Le tapis rouge déployé, de grands serrements de mains à quelqu'un qui baffoue les Droits de l'Homme depuis des années... La libération des infermières bulgares devait-elle se payer de cette façon ?
L’immigration positive de l'année : Rachida DatiJeune, beurette et venant d'une cité, sans réseau particulier, Rachida est devenue l'exemple de l'immigration réussi. Les nombreuses attaques et suspiscions qu'elle s'est prise en plein face montrent que là aussi, certains Français ne sont pas encore prêts psychologiquement à pousser leur ouverture d'esprit jusque là. Réveillez-vous les gars, on est au XXIème siècle... (bis).
La honte de l'année : les sans papiers
A-t-on jamais vu une politique sociale plus déshumanisée que celle-là ? Des familles coupées en deux, des rafles aux sorties d'écoles, des suicides... Et toujours ce chiffre précis et lancinant de 25 000 reconduites à la frontière par an.
La répétition de l'année : la guerre en Irak / les attentats
Je dois dire que je n'ai pas su choisir entre les deux. D'un côté, les massacres de la guerre en Irak, encore et toujours depuis 2003. De l'autres, les attentats, visant des civiles en vrac ou des personnalités. L'assassinat de Benazir Bhutto nous l'a cruellement rappelé.
La cause de l'année : l'écologie
Cette année, il fallait être Vert ou ne pas être. Entre Nicolas Hulot qui a pesé comme jamais dans la Campagne, les politiques qui s'y sont tous mis, Chirac qui apparait comme un fervent défenseur de notre planète, Al Gore qui rafle le Prix Nobel ou le Grenelle de l'environnement. Celui qui raconte fièrement adorer les bains, les grosses voitures et les produits bien nocifs passent pour de gros nazes. Tout le monde part à la recherche de la lessive la moins polluante, du marché bio du coin, et chacun calcule sa production de Co2. Très bien cette tendance, même si tous les produits bios et écolos ne sont pas à la portée de toutes les bourses.

Le paradoxe : l'Abbé Pierre
La personnalité préféré des Français est parti début janvier 2007. Toute sa vie, il a oeuvré pour les plus pauvres. Quelques jours avant sa mort, une loi sur le droit opposable au logement est parue. Quelques jours après sa mort, un SDF était retrouvé mort de froid dans la rue.
Le chiffre bis : 2 500
C'est le nombre de sites web et blog fermés par les autorités chinoises en quelque semaines. Ce pays où tous les yeux seront tournés en août 2006 pour les J.O. de Pékin. Espérons que cela serve à quelque chose.
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