Démonstrations de l'Ecole de danse de l'Opéra 2007

Publié le par Amélie

Tout d'abord, lorsque vous franchissez les portes de Garnier pour les Démonstrations, vous avez l'impresssion d'entrer dans une sorte de club. Où tout le monde connaît une copine de danse, un professeur, une élève, une collègue, un ancien petit rat, un futur petit rat. Des parents se font signe entres deux balcons, des connaisseurs parlent du spectacle de la veille.

Globalement, je n'ai pas vu passer la journée. Chaque classe présente trois ou quatre exercices, présentés de façon très chorégraphié. Un vrai sepctacle. Les professeurs travailent aussi bien sur la technique personnel (futur solistes) et les ensembles (futur corps de ballet). Les élèves ont par contre un sérieux à la limite du dramatique, comme si leur vie se jouait sur chaque pas. "Ce ne sont que des enfants" disait Bertrand Barena, le 1er professeur. Heureusement qu'il nous le rapelle...

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Tout commence avec les 6e divisions garçons. Carrément impressionnant. Ils n'ont que 9, 10 ans, mais déjà un très bon placement, une envie de danser et de bien faire. ils prennent même quelques risques en se lançant dans des débuts de tour en l'air. Un début très prometteur. 
Les 6e divisions filles qui suivent sont, comparées, à eux, un peu décevantes. Elles semblent très tendues et prennent moins de risques. Il faut dire tout de même que monter sur la scène de Garnier, ça ne doit pas être une mince affaire.

Les 5e divisions garçons et filles qui suivent sont impressionnants dans leurs progrès effectués, en seulement un an. Surtout chez les filles, on sent déjà les prémisces de gestes artistiques, de musicalité, d'une certaine classe.

Les 4e divisions garçons semblent plus en difficultés. Les exercices paraissaient très difficiles, et pas encore suffisament maîtrisés, le tout avec très peu de sourire. Sauf par l'un des plus jeunes de la classe, qui quoiqu'il arrivait, levait la jambe plus haut que les autres, tournait plus vite, et restait toujours en musique.

Les 4e divisions filles sont alors un vai vent de fraîcheur. Déjà une certaine agilité sur pointe, et surtout une vraie envie de danser.  On sent le bonheur d'être sur scène, de danser ensemble, même s'il y a de petites erreurs. Un vrai plaisir. 

Vient ensuite la classe de folklore, par les 6e divisions filles et garçons. La classe se termine per une danse de bâton très difficile à mémoriser, et vraiment très bien dansée... mais exessivement tristounette. Où sont les sourires ? En même temps, j'ai travaillé une demie-journée avec la prof, et j'avais assez peu apprécié sa façon d'aboyer sur les gens au lieu de leur parler. 

Les 2e divisions filles et garçons entrent en scène pour la classe de contemporain. J'ai beaucoup aimé, même si je vois sur divers forum que les habitués ont été un peu déçu.

Les 5e divisions filles et garçons revienent sur scène pour la classe de mime. Et là, on respire enfin. On retrouve enfin ce qu'ils sont : des artistes certes, mais aussi des enfants. Ils s'amsuent tout en présentant un travail très bien fait et très drôle. Enfin ! 

Cette bonne humeur continue avec les 4e divisions filles et garçons et la danse de caractère. Eux ausi semblent enfin se lâcher sur les danses de l'Est, tout en présentant une technique dure et très bien maîtrisé. 

Final de la matinée : les 6e  et 5e divisions filles et garçons et la classe d'expresison musicale. Du chant, de la danse, du théâtre, le tout avec un plaisir de la scène évident, et un  chouette clin d'oeil à l'anniversaire du jour : les 30 ans des Démonstrations à Garnier. Tout se termine dans des applaudissements chaleureux et amplement mérités.

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L'après-midi prend une autre tournure avec les grandes classes. Ce sont presque des professionnels, et certains sont vraiment époustouflants.

Tout recommance avec les 3e divisions garçons. C'est assez dispârate, les différences de physiques jouent aussi, mais certaines personnalités commencent déjà à se faire remarquer.

Les 3e divisions filles retombent dans le travers de ce matin : une certaine tension et un gros stress apparant chez les jeunes danseuses. Dommage, parce que leur travail était vraiment très propre. 

Les 2e divisions garçons sont vraiment d'un haut niveau, avec un certaine prise de risques qui fait plaisir à voir. Là aussi, quelque uns comment à sortir du  lot.

Idem pour les 2e divisions filles. Ce ne sont plus des gamines, mais de véritables danseuses. Certaines ont une vrai musicalité, un vrai lyrisme. Nous ne sommes plus en classe.

Les 1ères divisions filles et garçonc arrivent sur scène ensemble pour un hommage à Béjart, avec son ballet "L'Art de la barre". Un enchaînement de plus en plus difficile d'exercices à la barre, mais qui se regarde comme un vrai spectacle. J'ai d'autant plus apprécié qu le pianiste était Laurent Choukroun, autant dire que je connaissais toutes les musiques par coeur.

Les 1e divisions garçons reviennent seuls. Et là, on est un peu déçu. C'est très bien, mais peu de prises de risques. Les 2e divisions paraissent presque au dessus deux. Je remarque quand même un garçon japonais, qui semblait mieux maîtriser sa danse. Il paraissait aussi plus âgé, peut-être avait-il aussi plus d'assurance.   

Quand aux 1e divisions filles, c'était tout simplement bluffant, terminé par une série de fouettés super enlevés. J'en ai remarqué une aux cheveux blonds (et qui n'est pas Margaux Châtelier). Je ne sais pas si elle était meilleur que les autres techniquement parlant, mais  son charisme et sa musicalité m'ont séduite.  Mais toute la classe était impressionnante. 

Retour des 3e divisions filles et garçons pour une autre classe de caractère, fondée sur les danses irlandaies. Très enlevée, très gaie, j'ai beaucoup aimé.

Les grandes classes reviennent pour un cours d'adage. Pareil, certains couples s'en sortent mieux que d'autres, mais tous les pas ne semblaient pas encore tout à fait maîtrisés.

On ressort sans avoir vu passer l'après-midi, et vraiment bluffé. Par autant de progrès possible en seulement six ans. Par autant de difficultés réalisés avec le  sourire. Et aussi par une personnalité, un charisme, une musicalité remarqué ici et là au milieu du groupe. 

Bref, jai hâte de revenir l'année prochaine pour voir raiment comment toutes ses classes peuvent évoluer.
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Publié dans Danses avec la danse

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H
Aaaah, ça me manque la danse au conservatoire...!:-)
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