Dimanche 23 novembre 2008
C'est un peu en mode morose cette semaine.
- Le plongeon définitif du PS dans le ridicule.
Après le vote des motions et le premier tour, le deuxième tour a élu Martine Aubry Première secrétaire... avec 42 voix d'avance. Cette dernière se déclare vainqueur sans concession. Royal crie au
scandale. Les deux affirment qu'il y eu des fraudes de partout. Et le tout devrait finalement se conclure devant les tribunaux. Le PS s'est donc définitivement décrédibilisé. S'il était clair
qu'aucune majorité ne se dessinerait, il n'était pas forcément donné que les deux clans se déchireraient à ce point. Aucune des prétendantes ne veut faire de concession, et encore moins travailler
avec l'autre. Un accord semble impossible, et à part une scission de la part de Ségolène, je ne vois pas trop ce qui pourrait se passer. C'est triste de voir le deuxième parti de France,
dans lequel tant de gens ont mis tellement d'espoir, descendre à un niveau si bas.
- Une minute de trop. Lundi dernier, l'Assemblée nationale a observé une minute de silence à la mémoire du député Demange. Quelques heures avant, cette personne s'était suicidé après avoir roué de coup son ancienne maîtresse avant de l'abattre d'une balle dans la tempe. En général, une minute de silence est réservée aux personnes particulièrement méritantes. Et je cherche ce qu'avait de méritant le député Demange, je cherche... Mais je ne trouve décidément pas. Une minute de silence à la mémoire de cette femme abattue n'aurait-elle pas été plus appropriée ?
- La crise. Définitivement toujours dans les esprits. Les chutes de la semaine ? Entre autres, la célèbre marque Amora
- En parlant de Noël, cette semaine a vu le retour de deux choses synonymes du début de l'hiver : les premiers SDF morts à cause du froid, et les illuminations des Champs-Elysées. Un peu paradoxale tout cas ? La période de Noël est toujours étrange de ce point de vue là. Les publicités sont surenvahissantes, tout nous pousse à consommer, nous sommes obligés de consommer. Et cela ne rend que plus visible les énormes inégalités et ceux qui ne peuvent pas profiter de cette période de cadeaux, ou qui n'ont aucune famille à retrouver pour les fêtes. Une ambiance un peu bizarre, ou les infos peuvent passer sans transition d'une famille en détresse à l'ouverture des nouveaux marchés de Noël.
- Le plongeon définitif du PS dans le ridicule.
Après le vote des motions et le premier tour, le deuxième tour a élu Martine Aubry Première secrétaire... avec 42 voix d'avance. Cette dernière se déclare vainqueur sans concession. Royal crie au
scandale. Les deux affirment qu'il y eu des fraudes de partout. Et le tout devrait finalement se conclure devant les tribunaux. Le PS s'est donc définitivement décrédibilisé. S'il était clair
qu'aucune majorité ne se dessinerait, il n'était pas forcément donné que les deux clans se déchireraient à ce point. Aucune des prétendantes ne veut faire de concession, et encore moins travailler
avec l'autre. Un accord semble impossible, et à part une scission de la part de Ségolène, je ne vois pas trop ce qui pourrait se passer. C'est triste de voir le deuxième parti de France,
dans lequel tant de gens ont mis tellement d'espoir, descendre à un niveau si bas.- Une minute de trop. Lundi dernier, l'Assemblée nationale a observé une minute de silence à la mémoire du député Demange. Quelques heures avant, cette personne s'était suicidé après avoir roué de coup son ancienne maîtresse avant de l'abattre d'une balle dans la tempe. En général, une minute de silence est réservée aux personnes particulièrement méritantes. Et je cherche ce qu'avait de méritant le député Demange, je cherche... Mais je ne trouve décidément pas. Une minute de silence à la mémoire de cette femme abattue n'aurait-elle pas été plus appropriée ?
- La crise. Définitivement toujours dans les esprits. Les chutes de la semaine ? Entre autres, la célèbre marque Amora
- En parlant de Noël, cette semaine a vu le retour de deux choses synonymes du début de l'hiver : les premiers SDF morts à cause du froid, et les illuminations des Champs-Elysées. Un peu paradoxale tout cas ? La période de Noël est toujours étrange de ce point de vue là. Les publicités sont surenvahissantes, tout nous pousse à consommer, nous sommes obligés de consommer. Et cela ne rend que plus visible les énormes inégalités et ceux qui ne peuvent pas profiter de cette période de cadeaux, ou qui n'ont aucune famille à retrouver pour les fêtes. Une ambiance un peu bizarre, ou les infos peuvent passer sans transition d'une famille en détresse à l'ouverture des nouveaux marchés de Noël.
- Le congrès du PS à Reims. Le
problème du PS depuis 2002 ? Ses différentes têtes d'affiche qui s'entredéchirent. On nous l'avait promis, le calme reviendrait après le congrès de Reims. Et bien c'est mal parti les amis. Royal,
Aubry, Delanoë et Hamon n'ont pas réussi à s'entendre. Autrement dit, quel que soit le choix des militants jeudi, le PS n'aura aucune majorité, et son(sa) nouveau(elle) Premier secrétaire
aura bien du mal à diriger tout ça. Autrement dit toujours, le PS s'achemine vers un nouveau gros plantage en 2012.
- Pierre N'Gahane nommé préfet des
Alpes-de-Haute-Provence. Une personne "d'origine étrangère" comme indiquait pudiquement le communiqué de presse. Effet Obama ou pas ? Les hautes instances jurent que sa nomination était prévue
il y a un mois, Pierre N'Gahane explique en souriant qu'il y a là un judicieux accord de calendrier. En tout cas au vu de son CV, on ne peut pas dire qu'il a volé son poste. Campagne de
communication, sûrement, mais le geste ne peut être que salué, même s'il en faudrait beaucoup plus.
00h45 : Notre amie Bruce nous annonce qu'il
laisse l'antenne le temps d'un flash de 3 minutes "pour le reste des informations". Sauf que le flash ne parle que des élections américaines et nous ressort les mêmes images. A croire que
la planète s'est arrêté de tourner.
Et une image m'a plus particulièrement touchée en plein cœur, le visage du pasteur Jesse
Jackson baigné de larmes. Parce qu'il se lisait sur cette figure des années de combats, et qu'après tant de lutte, il en voyait enfin l'aboutissement, alors qu'il n'avait jamais osé imaginer
que ça arriverait de son vivant.
Je pense que c'est pour ça que beaucoup de Français, et beaucoup d'Européens, ont suivi
cette élection, parce qu'on sentait que c'était un moment historique, quelque chose d'important.
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