L'intronisation de Nicolas Sarkozy

Publié le par Amélie

ça y est, nous y sommes enfin. La bataille présidentielle de 2007 est lancée, avec ses deux protagonistes véritablement déclarés. Ce que tout le monde attend depuis 2002 démarre.

L'intronisation de Nicolas Sarkozy était un peu étrange, dans le sens où tout le monde s'y attendait et qu'il n'avait aucun adversaires.

Le congrès a commencé, bien rôdé. Tout d'abord des élus de régions, de villes, d'Europe. le maire de Marseille s'en est d'ailleurs particulièrement bien sorti.

Ensuite les amis, qui viennent casser méchamment du sucre sur les adversaire, et surtout sur Royal. La foule est contente, dynamique, et Sarkozy n'aura ainsi plus à le faire.

Il est intéressant de noter le nombres important de ministres venus à la tribune pour un discours, tous ralliées à la cause sarkozienne. Mais comment Nicolas pourra contenter tout le monde s'il est élu ? Il ne pourra pas nommer Ministres ce qui le sont déjà, cela ne ferait pas très "rupture" (même si ce mot a disparu de son discours). Le dilemne se pose surtout pour MAM, qui a du se voir promettre un gros poste pour se rallier ainsi à sa cause au dernier moment, elle une pure chiraquienne.

Le discours de Nicolas Sarkozy était un peu différent. Plus humanistes au début, des trémolos dans la voix pour toucher notre corde sensible (pour résumer : oui moi aussi j'ai des faiblesses, j'ai connu des échecs professionels et personnel ),et beaucoup de remerciements vers un public de presque 100 000 personnes acquis à sa cause.   

Sarko s'est ensuite positionné dans l'Histoire, peut-être pour rallier les plus vieux de Droite. Il a beaucoup parlé de Résistants, et cité de nombreuses fois De Gaulle en héros et modèle, une nouveauté.


La suite ressemblait plus à ce que l'on connaissait déjà, des discours politiques, ses idéaux sur l'économie, le social, l'international... Je ne vous fait pas de tableau.
pon n'aime ou on n'aime pas.

Deux points très précis risquent pourtant de faire parler d'eux. Il a d'ores et déjà annoncé que s'il était élu, une loi dès juin 2007 serait promulgée pour un service minimum dans les  services publics. Les Parisiens savent depuis deux ans à quel point ça peut changer la vie.
Ensuite, il a déclaré qu'un régularisation massive dans un pays européen devait avoir l'accord des autres pays européens (lié à l'espace Shengen). L'Italie et l'Espagne, après tout de Gauche, doivent déjà grincer des dents.

Notons l'arrivée dans son discours d'un point écologique. Certes pas très grand, certes pas encore très développé, mais il était temps qu'il soit là.

J'ai globalement senti un homme véritablement ému. C'est une personnalité évidement très ambitieuse, et il touche enfin son rêve du doigt : celui de gouverner le pays, d'être le plus haut personnage de France. J'ai senti aussi un vrai amour du pays, même si le côté requin ambitieux l'emporte au final. Enfin un homme véritablement galvanisé par la foule.

Sarko, on n'aime ou on n'aime pas, mais il tient une foule pendant plus d'une heure. Et avec même de l'effort, il était encore inimaginable d'imaginer Ségo faire de même. J'ai presque pitié pour elle, à quel point cela va être dur, le débat face à Sarko.

Publié dans Danses avec l'actu

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