Médias en crise

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Mon stage de deux mois en tant qu'assistante de rédaction au JT d'une chaîne religieuse du câble s'est terminé aujourd'hui. Bon, je ne suis pas à fond dans la thématique, mais ça m'a appris des tas de choses, moi qui n'avais jamais bossé en télé avant, je suis fin prête maintenant.

Et entre autre, ce stage m'a appris ce qu'était une entreprise en crise, situation dans laquel doit être tout média qui se respecte.

Pratiquement dès le début de mon stage, grosse annonce : le directeur est viré, remplacé par un autre, réduction du budget.

S'ensuit  réunion avec le nouveau directeur, mail qui circulent avec les nouvelles idées  et surtout, grosse spéculation.

A savoir de combien sera la "charette". Comprendre : combien vont être virés. Et à chacun de se faire un pronostic. D'abord sur le chiffre (5, 10, 14, toute la boîte). Et ensutie de savoir qui (quelle émission reste, est réduite, est maintenu ? ).

Plusieurs clans se forment ensuite.
Il y a ceux qui ne veulent pas y penser. Ils sont à peu près sûr qu'il y aura du changement chez eux, mais ils continuent à bosser, ça arrivera quand ça arrivera.

Il y a ceux qui s'appitoient. Ils savent qu'ils restent, et encouragent ceux qui risquent d'être sur la sellette, tout en soupirant de soulagement intérieurement.

Il y a les dégoûtés de la vie, qui déclarent qu'ils vont partir en claquant la porte devant ces conditions.

Il y a les commères, qui èrrent de bureaux en bureaux pour répandre (créer ? ) les nouvelles rumeurs. Souvent, ces personnes ont déja eu l'assurance de rester.

Il y a aussi ceux qui savent qu'ils partent même si ça n'a pas été dit clairement, qui se préparent.

Bref, pas terrible comme ambiance.

Logiquement, à mon départ, tout aurait du ête clarifier. Personne ne sait encore trop rien. Sachant qu'en TV, il faut se bouger maintenant pour trouver un autre boulot, histoire d'être présent sur les grilles de rentrée. Et là rien de rien pour l'instant.

Dur de se motiver dans ces conditions pour les employés.

J'ai regardé ça d'un point de  vue très extérieur, pas trop touché. Je savais que c'était pour un stage de 2 mois, je n'avais pas dans l'optique d'y rester après. Je vais forcément passer aussi par là dans ma vie active, sympa comme avant-goût.

Publié dans Danses médiatiques

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