Quand je découvre Clara Sheller

Publié le par Amélie

Depuis deux semaines, mes jeudis soirs sont emplis d'une atmosphère sucrée, rigolote et de quelques réflexions. Oui, tous les jeudis soirs. Hasard de mon calendrier perso, je n'étais pas chez moi ces deux derniers mercredis, j'ai donc découvert les aventures de Clara Sheller le lendemain, grâce à la magie du mode enregistrement de la Freebox.

Clara Sheller, je ne connaissais pas. Ou plutôt si, je connaissais, mais je n'avais pas regardé la première saison. Mais j'ai travaillé pendant 9 mois à côté d'une fameuse ménagère qui, elle, avait adoré cette série, et j'avais ainsi pu reconstituer la trame de la première saison. En raccourcissant beaucoup, une jeune trentenaire parisienne s'interroge sur l'amour, a un meilleur ami homo, fait des galipettes avec ce dernier et le voisin du dessous, et termine dans les bras du voisin susnommé.

Donc il y a deux semaines, je découvre avec un certain intérêt cette série et les premiers épisodes de sa deuxième saison. Première impression : un placard plein de chaussures, des plans de Paris, une voix off et une jeune chroniqueuse fashion... On ne serait pas dans un remix de Sex & the City version française ? La série se démarque rapidement et heureusement de sa grande sœur américaine pour nous offrir des épisodes drôles et plus profonds qu'il n'y paraît. Avec des vrais dialogues et des images qui ne font pas datées. Sans parler de l'homosexualité très présent dans la série et qui est abordé en évitant tous les clichés. Et bonus de mon inculture clarashelleresque, je n'ai pas passé mon temps à comparer Zoé Félix avec Mélanie Doutey.

Clara Sheller, a priori, c'est le genre de personnage que je déteste dans la vie et qui m'énerve dans les séries. Une espèce de cruche écervelée et immature, qui n'a rien dans la tête et qui est seule responsable de ses problèmes sans rien assumer. Et pourtant, je me suis tout de suite attachée à Clara. Elle se pose un peu les même questions que moi en ce moment (à chaque âge ses obligations - boulot stable, mariage, bébés -, doit-on faire ce que notre âge nous dit de faire, et si rien que ce que nous devrions faire à notre âge ne nous tente...). Et puis peut-être que j'envie son côté décalé, son excentricité assumée, cet état d'esprit de profiter de la vie sans penser au lendemain.

Et peut-être (sûrement) que j'envie son appart. Je kiffe l'appart de Clara Sheller. D'ailleurs profitons-en pour rétablir certaines vérités. Non, aucun(e) journaliste n'a un salaire assez élevé pour avoir un appart ancien en plein cœur de Paris. Et pendant qu'on y est, il n'y a pas un(e) journaliste qui soit engagé(e) à plein temps pour écrire une seule et simple petite chronique par semaine. Mais n'empêche, j'adore l'appartement de Clara Sheller.

Cher Père Noël,

Pour Noël, je demande un seul petit cadeau. Je voudrais l'appart de Clara Sheller. Et l'intégralité de sa déco. Sauf pour le salon, je préfère celui de JP.

Pour conclure : Clara Sheller, la venue des séries françaises vraiment audacieuses ? Dans le ton et l'histoire, sûrement. Dans la production... Prévoir une vingtaine d'épisodes au lieu de 6 pour cette deuxième saison, ça n'aurait pas été ça la véritable audace ? J'ai à peine eu le temps de m'attacher à Clara Sheller (et à Gilles et JP aussi, en fait, je crois que ce sont eux mes personnages préférés, surtout après le final du quatrième épisode), que ça y est, il faut déjà leur dire au revoir... Et attendre encore combien d'années pour découvrir la saison 3 ?

Publié dans Danses médiatiques

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Helen 04/12/2008 11:09

Autant j'ai bien aimé les deux-trois premiers épisodes, autant hier soir c'était vraiment la catastrophe... J'ai pas du tout accroché à la fin, et il faut dire que 6 épisodes c'est carrément trop peu!Enfin...:-)

Amélie 04/12/2008 23:47


J'ai vraiment beaucoup aimé l'avant-dernier épisode, mais c'est vrai que le dernier m'a moins plus. Tout allait un peu vite... Et puis la fin, un peu trop happy-end à mon goût ! Quoique le trio va
sûrement se reformer, puisque Gilles ne lâchera jamais le bébé, et JP ne lâchera jamais Gilles :)