Enfoirés 2009 : la guerre des places n'a (presque) pas eu lieu

Publié le par Amélie

Après un an d'abstinence (je n'étais pas au concert de Strasbourg en 2008), je renoue avec les concerts des Enfoirés. Ils sont à Paris-Bercy en 2009, ce serait dommage de ne pas en profiter.

Et oui, j'aime ces grands spectacles où règne en maître la chanson française et qui ressemble à un karaoké géant. J'appuie plus particulièrement sur le mot "Concert", la diffusion télé depuis 2003 me laissant quant à elle un goût d'ennuie. Trop d'artistes, trop de retouches sonores, trop de coupures, trop de sketchs lissés... Les concerts du samedi sont infiniment mieux ! Surtout quand on y va entre amis/cousins et qu'on en profite pour se faire un petit week-end bien sympathique.

Mais qui dit renouer avec les Enfoirés dit aussi renouer avec la grosse angoisse de la vente des places. Parce que le public des Enfoirés, étant par nature extrêmement varié, remplit une semaine à Bercy plus vite que les fans de Mylène Farmer.

Mis à part en 2003, je n'avais jamais véritablement connu ce fameux stress du manque de place. A chaque fois, c'est mon copain qui s'en est chargé, et est-il doté d'un portable magique, mais il a toujours réussi à joindre le standard en 10 minutes chrono, ce qui tient du record de rapidité pour ce genre d'événement.

Mais cette année, le copain au portable magique ne voulant pas aller au concert, j'ai dû endosser à moi seule la lourde responsabilité d'obtenir les précieuses places. Ma sœur ayant cours et ma cousine travaillant, y parait qu'il n'y avait que moi de disponible.

Alors en ce 25 novembre 2008, jour de la mise en vente des places pour les concerts des Enfoirés 2009, j'ai préparé mon plan d'attaque. La vente commençait à 9h00, s'agissait de ne pas se planter.

7h15 : J'ouvre un œil. Me lever à cette heure si matinale alors que je ne travaille pas, c'est pas du grand sacrifice tout de même ?

7h35 : Les yeux encore pas bien ouverts, j'inscrits studieusement sur mon téléphone les numéros des plates-formes téléphoniques.

8h07 : J'affronte le terrible froid parisien pour traverser la rue jusqu'à l'arrêt de bus.

8h25 :
J'arrive aux Quatre Temps et je passe devant le Virgin. Une queue de ouf. Je n'ose pas imaginer à quelle heure sont arrivés les premiers. Renseignements pris, il paraît que ça serait autour de 6h du matin, certains ont pris le train de nuit depuis Toulouse pour ça (je vous l'avais dit : pire que pour Mylène Farmer).

8h30 : Je passe mon chemin, grimpe un étage et me dirige vers le Auchan.

8h31 :
Et là aussi il y a une queue de ouf. A vue de nez, 200 personnes. Bon, je n'ai pas trop le choix, je suis porteuse de tant d'espoir, je m'insère dans la file d'attente, qui est à l'intérieur et pas dans le froid, c'est déjà ça.

8h37 : Ambiance sympa. Les vigiles passent dans les rangs pour distribuer confiseries et café chaux. Tant mieux, dans l'empressement, je n'avais pas pris de petit-déj'.

8h44 : Ça discute ferme autour de moi. Certains débattent âprement ("On prend plutôt la date du samedi soir ou du dimanche après-midi ?"), d'autres se posent des questions existentielles ("Et on fait quoi s'il n'y a plus de place pour le vendredi ?"), d'autres préviennent le boulot ("Ne m'attendez pas avant 10h30, Hervé est au courant"), et d'autres prennent des nouvelles d'amis dispatchés dans Paris pour multiplier les chances d'avoir des tickets ("Ça va comment à la Fnac des Champs ?").

8h53 : Ça comment à s'activer. Des bruits se font entendre de l'autre côté de la grille, quelques personnes (dont moi, je l'avoue) commencent à essayer de joindre les centres d'appel téléphonique, déjà sursaturés.

8h58 : Je jette un petit coup d'œil à la file. Détail réconfortant, il y a beaucoup plus de personnes derrière moi que devant moi.

9h00 : Clameur, c'est l'heure. Mais rien ne se passe.

9h02 : Clameur, ça y est, la grille est ouverte.

9h05 : Rendons hommage au personnel de l'Auchan des Quatre Temps. Tout est très bien organisé pour aller vite tout en évitant la moindre bousculade. Oui, même pour des concerts caritatifs, certains sont prêts à abattre 200 personnes pour avoir leurs places.


9h11 : Ambiance toujours aussi sympa, le magasin diffuse le DVD du cru 2003.

9h16 : Les rumeurs les plus folles courent sur les rangs : plus que 2 000 places de disponibles, les billetteries sont tombées en panne, c'est foutu, on n'aura jamais de place.

9h25 : Je passe le dernier accordéon, ce serait dommage d'être bloquée ici tout de même.


9h40 : Ça y est, à mon tour ! Aucun problème pour avoir 3 places pour le dimanche après-midi, gros soulagement.

9h41 : Passage à la caisse. Addition salée tout de même. Mais bon, c'est pour la bonne cause.

9h42 : Envoi compulsif de textos victorieux aux deux intéressées travailleuses.

9h45 : Je redescends prendre mon bus et repasse devant le Virgin. A vue de nez, il y en a encore pour trois heures de file d'attente.


9h53 :
Dans le bus, au moins deux personnes parlent de leur achat victorieux. J'ai l'impression de faire partie d'un grand club.

10h02 : Textos de remerciement enthousiastes de la part des deux intéressées travailleuses.

Rendez-vous le 25 janvier prochain pour, quand même, la meilleure partie de cette lutte acharnée : le concert.

Publié dans Danses avec le La

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candice 08/01/2009 21:50

tu as trop de chance.....

Nico31 25/11/2008 23:41

Félicitations...
Moi aussi je suis venu depuis Toulouse mais pas au meme point de vente que toi... ;)
J'y serais le vendredi , dimanche soir et lundi soir... 
Content aussi de la bonne organisation du point de vente...
@+ Nicolas