Déprime télévisuelle

Publié le par Amélie

La télé, elle doit faire des reportages durs, qui montre la vraie réalité du terrain, les injustices du pays.
C'est bien des émissions qui montrent parfois des choses difficiles, au risque de choquer le téléspectateur, mais qui le fait réfléchir.
Je ne suis pas sortie d'une école de journalisme pour rien, vive les journalistes qui font des sujets durs sans se soucier de l'audience, voulant juste dénoncer des choses et alerter l'opinion.

Bon, voila, ça, c'est dit.

Après, il se trouve que je ne parle qu'en mon nom propre, mais je suis sûre que je ne suis pas la seule, y a des fois, des soirs comme ça, où vous êtes fatigué(e)s et vous n'avez pas vraiment envie de voir un reportage difficile et un tant soit peu déprimant. Je sais, à écrire comme ça, ça fait un peu égoïste.

Et dimanche soir, les chaînes hertziennes avaient rivalisé niveau reportage difficile. Qui étaient très intéressants soit dit en passant, mais ce dimanche soir, j'avais envie juste d'un peu de légèreté. Et plus je zappais, plus je tombais dans la déprime profonde.

1) J'arrive sur France 3. Reportage sur la surpopulation en prison. Récits détaillés de viols et bastons sous les douches, reconstitution d'une nuit dans une cellule à 6 avec bruits de wc.

2) Zapping sur M6. Reportage sur les victimes des accidents de la route. Une femme en est à quatre opérations, ne marchera plus jamais comme avant. Gros plan sur ses premières pages d'écriture quand elle était encore bien dans les vapes, sur son genou criblé de cicatrices et sur les larmes de sa fille.

3) Zapping sur France 2. Malabar Princess. On arrive juste à la scène où on comprend qu'un gamin n'a plus de parents, mais croit encore que sa mère est vivante.

Apparemment, tout ça était encore trop joyeux pour mon copain, puisqu’il a décidé de regarder L'Exorciste.

Même à la Star Ac', ce dimanche, ça pleurait dans tous les coins. Grosse journée de déprime télévisuelle hier.

Quand j'étais dans mon école de journalisme, j'avais fait avec une autre fille un reportage sur les grèves des facs. On s'était incrusté dans une AG, mais l'un des responsables nous avaient foutu dehors. Réponse rageuse de la fille avec moi : "Tu veux une télé des Bisounours ou quoi ?"

Non, bien sûr, la télévision doit être un vrai media constructif qui montre la réalité des choses.

Mais dès fois, une télé des Bisounours, ça ne fait pas de mal non plus. Genre un épisode de Friends, un prime de la Star Ac' ou une bonne comédie romantique qui finit bien. Ou les trois à la fois.

Gross envie de légèreté et de frivolité en ce moment. Ai dû trop bouffer de crise financière depuis 6 mois.

Publié dans Danses médiatiques

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Coralie Marie 12/11/2008 12:24

Mais non, le petit garçon de Malabar Princess avait encore son père, et ce n'était pas du tout déprimant comme film, je t'assure :-)