Coluche, l'histoire d'un mec

Publié le par Amélie

Les biopics fleurissent en ce moment au ciné, et je dois dire qu'en général, je les apprécie bien.

Mais le Coluche, l'histoire d'un mec, réalisé par Antoine de Caunes, m'a déçu.

Ce qui est entre autre important dans un biopic, c'est d'arriver à replonger le spectateur dans l'époque dès la première seconde. Et là, il n'y a pas à dire, ça marche. De Caunes a réfléchi à chaque détail pour nous faire revivre les 80's au mieux, et l'ambiance d'avant les élections de 81.
Le problème, c'est que j'ai l'impression qu'il ne s'est concencré que sur ça au détriment de l'histoire et de l'émotion. La trame (Coluche qui se présente aux élections présidentielles) reste finalement bien mince pour tenir 1h43, et je n'étais pas loin de m'ennuyer plus d'une fois. Quand à l'émotion, elle y est presque totalement absente. Comme si le réalisateur s'était concentré sur le paraître, restant en surface, sans jamais aller en profondeur, creuser les failles. Quand je pense à quel point La Môme m'avait transporté, on en est ici bien loin.

Et Coluche alors ? Ne connaissant que peu le personnage finalement, je n'en attendais rien de spécial. Mais là aussi, j'ai été déçu. François-Xavier Demaison a été encensé dans pas mal de critiques, je ne l'ai pour ma part pas trouvé si génial que ça.
C'est vrai que physiquement, la ressemblance est frappante. Il arrive à très bien faire revivre le Coluche sur scène, lors de ses spectacles, réussissant à capter chaque mimique du comique et faire revivre ses remarques acerbes. Mais dès qu'il s'agissait de jouer Coluche dans la vie réelle, Demaison est dépassé. Il surjoue à chaque instant, tout est amplifié au lieu d'être vrai. Il fait comme le réalisateur : se concentrer sur le paraître plutôt que sur l'émotion. Au final, cela donne un personnage sans aspérité, creux, un abrutis fini incapable de penser par lui-même. Ce que, je pense, Coluche n'était pas.

Je retiens toutefois un point positif : celui d'avoir fait revire plutôt de bonne façon cette période d'avant élections de 81, où le chômage et la précarité avançaient à une vitesse galopante, et où les gens cherchaient quelqu'un en qui placer leurs espoirs. Et puis cette blague de se présenter aux élections, qui serait rester une blague si de nombreux groupes, politiques ou non, ne s'en étaient pas servis pour se mettre en valeur.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

pasca 21/10/2008 19:50

salut, c'est la slameuse rurale. je sais pas encore si j'irai voir le film. J'ai peur d'être déçue.à très bientot sur mon blog.