Millénium 1 : Les hommes qui n'aiment pas les femmes

Publié le par Amélie

La trilogie des Millénium de feu Stieg Larsson était dans le peloton de tête des ventes à la Fnac, et toujours bien en vue dans les rayons depuis pas mal de temps. Sans compter que pas mal de gens en parlaient.
En gros, j'en avais entendu parler, mais sans avoir jamais la curiosité d'aller fouiner de plus près. Et puis je les ai reçus pour mon anniversaire.

Chose qui ne m'était pas arrivée depuis bien longtemps, j'ai ouvert ce livre sans savoir absolument de quoi traitait le livre, ni même de quel genre il était. Je n'avais entendu aucune bribe de l'histoire, et je n'avais pas lu la 4ème de couverture.

Fin juin, j'ai donc ouvert le premier tome,
Les hommes qui n'aiment pas les femmes, poussée par les mois d'été qui me donne toujours envie de lire de grandes sagas. J'ai lu une page, deux, trois... et me suis totalement laissée embarquer dans les aventures de Michael Blomkvist et Lisbeth Salander.

Voila pourquoi en 5 points.

1) C'est un excellent roman policier. Très bien écrit d'abord, ce qui n'est pas toujours le cas pour ce genre de roman. Et qui a une histoire savamment construite. Les ficelles du polar sont largement utilisées, mais sans que cela se voit à des kilomètres (comme chez Dan Brown). Bref, une histoire en elle-même très bien trouvée et très bien écrite.

2) Des personnages originaux auxquels on croit. Oubliez tout de suite la célibattante de New York chère à Higgins-Clark. Nous avons ici à faire à Michael Blomkvist et Lisbeth Salander. Le premier est le journaliste que l'on aimerait tous être. Intègre, pointilleux, il n'hésite pas à se lancer dans de longues enquêtes de plusieurs mois pour épingler le scoop du siècle en Une. Spécialisé dans l'économie, il a fondé le magazine Millénium, indépendant des grands groupes et reconnu dans toute la Suède pour son sérieux et son nombre impressionnant d'affaires peu scrupuleuses dévoilées. Bref, le journaliste modèle, qui apparait en plus comme l'un des rares de la Suède à l'être encore. Un modèle je vous dis. La deuxième est une personne chétive,  perturbée, violente. Elle est sous tutelle et a été très jeune enfermée dans un hôpital psychiatrique. Pourtant, il ne faut que quelques paragraphes pour comprendre qu'il s'agit d'une fille incroyablement intelligente et particulièrement douée en fouinage en tout genre.
Ce qui rend ces deux-là si intéressants, c'est qu'ils ont de l'épaisseur. Loin d'être parfaits ou caricaturaux, ils apparaissent très vite incroyablement vivants. Ce qui les rend très attachants. Alors forcément, nous croyons en leur histoire, et avons envie de les suivre dans leur enquête.

3) Une enquête elle aussi originale. Oubliez également les sombre affaires de meurtres pour héritage ou vengeance. Ici, on parle d'une disparition ayant eu lieu 30 ans plus tôt, mélangée à un inquiétant grand patron, avec une plongée assez vertigineuse dans des secrets de famille plus macabres les uns que les autres. Impression de nouveauté, de ne jamais avoir lu cette histoire ailleurs, d'être vraiment surpris... Encore un bon point.

4) La découverte de la Suède. C'est plus anecdotique, mais utile pour rendre l'histoire réelle et nous donner envie de continuer de lire. Stieg Larsson nous plante son roman dans son pays natal. Stockholm est passé au crible,  les différentes régions savamment décrites. Et puis surtout, à travers ses personnages qui sont des gens normaux, l'auteur nous fait découvrir le quotidien d'un Suédois. Un réalisme qui sert l'histoire, encore une fois.

5) Le féminisme. Assez inattendu, mais pourtant omniprésent. Chaque chapitre commence avec un chiffre, souvent effrayant, sur la violence envers les femmes en Suède. La victime est une femme qui s'est tu, le texte est ponctué de références aux problèmes d'inégalité hommes-femmes. Le féminisme est, je trouve, encore plus présent dans le second tome (dont je vais bientôt parler, l'ayant fini avant-hier), mais il représente déjà un sujet qui, apparemment, tenait au cœur de l'auteur.

En bref, je comprends très bien les lecteurs qui sont rebutés par tous les grands succès commerciaux. Je n'ai pas vraiment apprécié Amélie Nothomb, et n'ai jamais eu envie de goûter aux Marc Lévy. Mais contrairement à d'autres, Millénium a eu un succès bien mérité. N'ayez pas peur de foncer.

Publié dans Danses avec le A

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Commenter cet article

Amélie 21/07/2008 11:43

Voila une idée que je ne peux qu'encourager ;)

Helen 20/07/2008 19:54

Merci pour ce petit billet, je crois que je vais me laisser tenter aussi... Ca faisait longtemps que ces bouquins m'intrigaient, j'irai donc faire un petit tour à la librairie à mon retour en France! :-)