Le jour où je redécouvre Stendhal

Publié le par Amélie

Je sais que le titre peut paraitre un peu étrange, mais c'est pourtant bien ce qui m'est arrivé il y a deux-trois mois.

Je suis plutôt une bonne lectrice. Pourtant, les cours de Français ont réussi à me dégoûter de certains ouvrages, par une lecture obligée en trop peu de temps. Ils sont au nombre de quatre. Madame Bovary de Flaubert, Les Confessions de Rousseau, Eugénie Grandet de Balzac et Le Rouge et le Noir de Stendhal.

Et puis il y a quelques mois, alors je parcourais ma bibliothèque pour choisir un livre, je suis tombée sur lui. J'avais envie de retourner aux classiques. Un bon roman du XIXe comme je les aime, mais d'un auteur que je ne connaissais pas encore bien, histoire de changer des Zola et autre Maupassant. Et donc, je suis tombée sur
Le Rouge et le Noir. J'hésite. Il m'a laissé un tellement mauvais souvenir. Mais c'était il y a dix ans (oui, j'ai réalisé que quand j'avais 15 ans, c'était il y a 10 ans, ça fait un choc). Et là, tout d'un coup, je me suis demandée s'il n'était pas temps de refaire un essai, si je ne passais pas à côté de quelque chose.

Je le prends, je m'installe dans le tram... et tout recommence différemment. Alors que je trouvais qu'il ne se passait rien, voila que je suis fascinée face aux émotions de Julien. Evidement, je ne le dévore pas comme un Harry Potter. Il faut plusieurs pages à chaque fois pour se replonger dans l'histoire, parfois même quelques jours de pause. Mais je me plonge avec délice dans la décortication du sentiment amoureux en plein XIXe siècle, entre un romantisme absolu, des carcans sociaux écrasants, une ambition jamais inassouvie et un poids de la religion intense.

A 15 ans, je ne pouvais imaginer un livre sans de nombreux rebondissements. Maintenant, je redécouvre le plaisir de suivre presque seulement l'évolution psychologique des personnages d'être plongée au fond de leur âme. Je pense d'ailleurs que ce qui m'avait rebuté au lycée était la lecture obligatoire à toute vitesse. J'ai aimé cette fois-ci prendre le temps, m'arrêter quelques jours pour mieux le reprendre ensuite, revenir en arrière, s'imprégnier de ce qui se passait... Trois semaines pour 500 pages, plus une fiche de lecture, c'était décidément trop.

Prochaine étape : et si je retentais Madame Bovary ?

Publié dans Danses avec le A

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Sparadra 27/05/2008 11:45

L'étude de Madame Bovary a l'école a été un c

Doris 21/05/2008 10:39

Comme toi, la lecture obligatoire de certains livres dits "classiques" me rebutaient au lycée. Balzac, Zola, Flaubert, Stendhal, c'est tout de même difficile pour un(e) ado, ça ne lui parle pas beaucoup. Et ça donne une mauvaise image de la lecture (vitesse, fiche de lecture, analyse...). Heureusement, Paulo Coelho m'avait réconciliée avec elle... Faudrait peut-être que je me replonge aussi dans les "classiques" !