Munich de Spielberg

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Après notre préparation de la semaine dernière avec le visionnage du documentaire Un jour en septembre, nous avons enfin vu Munich, hier soir.

2h45 de deux camps qui se rendent des comptes à coups d'assassinats.
 
Résumé plus en détails. JO de 72 à Munich, un goupe de terroristes Palestiniens prennent en otage 11 athlètes Isrëliens. Tout le monde meurt au bout du compte, sauf 3 terroristes.
 
Le Mossad Israëlien souhaite se venger, et tuer lui-même les trois terroristes vivants et les 12 organisateurs de cette prise d'otages. 5 hommes sont désignés, et à leur tête un homme plutôt tranquille, bientôt papa, et qui se transforme en vengeur professionel. On suit ces 5 hommes dans leur parcours macabres, entre volonté de venger leur pays et leurs consicence humaine, leur valeur, leur foie qui se trouvent un peu en contradiction avec ce qu'ils doivent faire. 


D'un point de vue technique, c'est du grand cinéma. Bien filmé, un scénar qui tient très bien la route, pas d'ennuie, intéressants, pas de batailles ou d'effets spéciaux juste pour le plaisir d'en mettre, d'exellents acteurs (un très bon Mathieu Kassovitz entres autres)... Enfin bref, un ensemble de très bonne qualité.

Mais pendant toute la moitié du film, j'ai eu l'impression que Spielberg allait se contenter de ça.
Impression qu'on aurait pu changer le nom des personnages et ce qu'ils représentent sans problèmes. Impression que Spielberg reste à la surface. Il film l'action, ce qui se passe, mais ne va pas en profondeur, ne traitant pas du problème.

ça s'arrange néanmoins vers la fin. En fait, il reste assez neutre (et heureusement) sur le bien-fondé de cette opération. Le Mossad a-t-il eu raison de chercher à se venger lui-même ? A employer les mêmes méthodes que les terroristes ? N'avait-il vraiment pas d'autres moyens ? Ces questions sont abordées à la fin, sans donner de jugements tout faits aux spectateurs.

En fait, ce qu'on retient surtout de ce film, c'est la montée de violence. Deux camps qui se répondent, se vengent par des crimes aux crimes.... Sans aucun espoirs que ça s'arrête un jour. Une saturation de violence jusqu'à l'écoeurement, à un point qu'on a envie de crier : "Stop, le premier qui arrête de se venger a gagné"...  Un peu simpliste, mais c'est ça.

Et s'il y a une chose que Spielberg voulait dénoner dans ce film, c'est peut-être ça. Une vision renforcée par le dernier plan du film, sur les tours du World Ttrade Center.

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Tibo 02/03/2006 15:50

avec la croisade Bushiste (oups, faute de frappe) et le world trade center, filmé à la fin du film. Enfin bref, j'ai beaucoup aimé

Tibo 02/03/2006 15:49

J'ai vu le film, j'ai beaucoup aimé (j'en parle sur mon blog aussi) - je ne l'ai pas trouvé neutre. Au contraire, il renvoie dos à dos palestiniens et israeliens, en montrant que la violence est une spirale sans fin mais ce n'est pas vraiment de la neutralité, c'est plutot un point de vue équilibré - mais incisif, dans sa dénonciation du nationalisme et la logique de "faucon"...d'ou le parralèle avec la croisade