Un jour en septembre.

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La grosse actu ciné de la semaine, c'est sans conteste le nouveau Spielberg, Munich. Vision subjective de ce qui s'est passé après la sanglante prise d'otage d'athlètes Israëliens par des terrorristes Palestiniens au J.O. de Munich en 1972.

Mais cette semaine a également vue la sortie dans quelques salles françaises d'un documentaire, Un  jour en septembre de Kevin MacDonald. Une vision la plus objetive possible sur le déroulement de cette prise d'otages. Sorti en 2000 aux USA (et raflant la même année l'oscar du meilleur documentaire ), il parait dans les salles françaises cette semaine, profitant de la médiatisation de Munich. C'est sur Un jour en septembre que s'est porté notre choix hier soir, souhaitant bien connaître les faits avant d'aller voir le Spielberg.


A l'aide d'images d'archive et de témoignages de gens de l'époque, le réalisateur retrace les 21h de cette prise d'otages, très objectivement. Et sans jugements. Il mêle comme témoignages policiers, maire de l'époque, famille de victimes et le dernier terroriste encore vivant ayant participé à cet événement.

C'est assez secouant. D'abord parceque c'est bien fait, il sait créer le suspens sans faire du surdrame. Il montre les faits, les erreurs, les transactions politiques, les corps des victimes. On en reste bouche bée. Comment ça a pu se finir comme ça ? Ce n'est pas une fiction, c'est bien ce qui s'est passé en 72, ni plus, ni moins. La réalité laiss parfois sans voix.

Certaines situations en devenaient même comiques tellement c'était absurde : le parc olympique non gardé, les bourdes de la police allemande (5 tireurs d'élite pour 8 terroristes), les tvs qui expliquent en direct ce qui va se passer alors que les terroristes ont accès à toutes les sources d'infos dans les chambres...

En fait, les Allemands (et le monde) ne pouvaient pas imaginer le terrorisme. Comment pouvait-on imaginer le 11 septembre avant que ça arrive ? Comment pouvaient -ils imaginer le terrorisme, son fanatisme et son absurdité ? Comment pouvaient-ils savoir comment réagir ?
Idem pour le comité olympique, qui a arrêté la compétition pendant la prise d'otage, mais qui l'a continuée ensuite, après une cérémonie hommage aux victimes. Là aussi, pouvaient-ils e douter de l'importance de l'événement ? Et qu'aujourd'huis cette conduite paraît comme terriblement indécente ?

Cette affaire s'est soldée en 21h par la mort des 11 athlètes pris en otages et de 5 des terroristes.

2 autres terroristes sont morts plus tard , assasinés par le Mossad (Israël).
C'est exactement cet épisode que raconte Spielberg dans Munich. Avec la question : faut-il répondre à la violence par la violence ?

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