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Lundi 17 novembre 2008
A peine copié sur Facebook ou Helen, bien entendu.

1) L'url où tu te rends le plus souvent est la page "Jobs et stages presse" de Categorynet.

2) Lorsque tu étais en école de journalisme, ta principale préoccupation était d'avoir la carte de presse. Maintenant, ta principale préoccupation est d'obtenir une pige par semaine/mois/année selon ton degré de désespoir.

3) Tu demandes à tous tes camarades de promo d'être ton ami(e) sur Facebook, même à ceux(celles) à qui tu n'as jamais parlé, même à tes pires ennemi(e)s. On ne sait jamais, peut-être que l'un(e) d'entre eux aurait une piste de job.

4) Les annonces du types "Cherche journaliste Bac+5 et 2 ans d'expérience, tarif : 8,71€/heure" ne te choquent plus. D'ailleurs, tu songes de plus en plus à y postuler.

5) Tu ne t'étonnes plus devant les incongruités des recrutements, comme lorsqu'un ami qui n'aime que le cinéma gore et les jeux vidéo vient d'être engagé pour écrire un bouquin de déco. Toi-même tu as déjà pu bénéficier de ce système, te demandant encore comment ton CV avait pu atterrir en haut de la pile.

6)Tu débouches le champagne dès que tu obtiens un CDD de remplacement de 15 jours.

7)
Ton conseiller ANPE est trop cool. Dès le premier rendez-vous, il t'a dit qu'il ne pouvait rien pour toi, que dans ta branche tout se passait par le réseau. Et aussi que tu n'avais pas besoin de venir aux rendez-vous mensuels, envoyer un mail était amplement suffisant.

8) Pendant tes études, tu as appris religieusement quel était le tarif minimum pour une pige et qu'il ne fallait jamais accepter de droit d'auteur. Maintenant, tu prends ce qu'il y a, et ça ne te viens même pas à l'idée négocier.

9) Tu ne peux pas aller chez tes parents ou dans une réunion de famille sans que, à un moment ou à un autre, quelqu'un te demande : "Et sinon, tu n'as jamais songé à changer de métier ?"

10) Tu ne comprends rien à la crise économique et tu n'as pas ton permis. Pourtant, tu penses sérieusement à te reconvertir dans le journalisme économique ou automobile, vu que ce sont les seuls secteurs de la presse qui semblent recruter.

11) Tu en viens presque à regretter ton ancien chef, celui qui te rajoutait des fautes d'orthographes en relisant tes sujets.

12) A chaque fois que tu postules à une annonce, tu compte le nombre de tes potes qui pourraient aussi correspondre au poste, les plus et moins de chacun, et comment être meilleur que tout le monde.

13) Tu ne vas jamais sur les forums de Categorynet, trop déprimants. En fait si, tu y vas vers 17h, parce que tu n'as rien d'autre à faire et que tu pourrais peut-être y trouver une piste.

14) Sur Facebook un(e) de tes ami(e)s indique comme état "Cherche du boulot" ou "Vient d'être viré(e)", tu ne ressens aucune compassion. Tu te dis juste que ça y est, encore un(e) de plus sur le marché du travail.

15)
Un(e) jeune lycéen(ne) plein(e) d'espoir te demande si c'est dur d'être journaliste, tu lui réponds que oui, faut s'accrocher, mais ça vaut le coup parce que c'est un métier génial, et qu'au fond de toi tu penses que ça y est, encore un de plus, bientôt, sur le marché du travail.

16) Tu apprends que Brit-Brit sera sur le plateau de la Star Ac' le 28 novembre, et tu penses avec nostalgie que si ça avait eu lieu l'année dernière, tu aurais pu t'incruster.

17)
Tu es lunatique au possible. En l'espace d'une journée, tu peux passer de la déprime profonde (en voyant tous tes potes bosser et toi sans rien) aux bonds de joies dans tout l'immeuble (quand quelqu'un t'appelle pour un entretien).

18) En école de journalisme, tu avais des frissons d'horreur rien qu'à l'idée de devoir travailler dans la communication. Maintenant, tu pleure quand les agences de com' ne te rappellent pas 15 jours après leur avoir envoyé ton CV.

19) Lorsque tu avais un boulot, tu demandais toujours à une amie qui n'en avait pas comment se passaient ses recherches. Maintenant, tu comprends à quel point c'était une mauvais idée. Car quand on te demande comment ça va tes recherches de job, tu as juste envie de claquer une bouteille sur le crâne de ton interlocuteur en lui disant : "Qu'est-ce que tu crois ?  On est dans une période de crise  alors que ma branche était déjà en pleine crise, comment tu veux que je trouve quelque chose, hein ?"

20) Tu te rends compte que tu t’accroches à ce métier de façon complètement inconsciente, naïve et désespérante. Mais que mine de rien, tu ressens une légère pointe de fierté en pensant à tous ceux de ta génération qui ne pense qu'à être fonctionnaire ou à compter leur jours de vacances.

A compléter !

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Dimanche 16 novembre 2008
Et si nous reprenions les bonnes habitudes ?

- Le congrès du PS à Reims. Le problème du PS depuis 2002 ? Ses différentes têtes d'affiche qui s'entredéchirent. On nous l'avait promis, le calme reviendrait après le congrès de Reims. Et bien c'est mal parti les amis. Royal, Aubry, Delanoë et Hamon n'ont pas réussi à s'entendre. Autrement dit, quel que soit le choix des militants jeudi, le PS n'aura aucune majorité, et son(sa) nouveau(elle) Premier secrétaire aura bien du mal à diriger tout ça. Autrement dit toujours, le PS s'achemine vers un nouveau gros plantage en 2012.
Le PS n'est pas vraiment le parti de mon cœur, mais il est très dommageable qu'à cause de leurs disputes internes la majorité soit si faible. Forcément, trouver d'autres idées constructives au lieu de dire Non-à-tout-et-point-à-la-igne, ça prend de l'énergie, et les éléphants du PS préfèrent épuiser la leur à s'entretuer. Et du côté des autres partis d'opposition ? François Bayrou dit des choses que je trouve extrêmement censées, mais son petit parti et son manque d'élus l'empêche d'avoir une forte présence médiatique. Olivier Besancenot squatte lui très bien les émissions de télé, mais ses idées ne sont pour moi qu'un vaste portnawouak totalement surréaliste, voir même un peu dangereux.

Comment Nicolas Sarkozy est-il arrivé au pouvoir ? Entre autres parce qu'il s'est déclaré chef dès 2002, sans vraiment trop se cacher, quand les têtes du PS jouent à qui sera le(la) plus modeste. Ensuite, il a pris la tête de l'UMP, a su rassembler les troupes et en a fait une véritable machine de guerre. Outil indispensable pour gagner une Présidentielle, dans n'importe quel pays.
Le PS souffre-t-il de trop grandes divergences parmi ses courants pour vraiment se rassembler ? La candidate la plus populaire pour une future Présidentielle semble toujours être Ségolène Royal, qui n'a pas l'air d'être vraiment soutenu par ses troupes. Ferait-elle mieux dans ce cas de mettre les voiles et de créer un nouveau parti ?

- Le G20 à Washington. J'ai pas tout suivi, mais apparemment il ne s'est pas passé grand chose. Ah si, tout le monde est d'accord pour dire que bouh, c'est pas bien cette crise, il faut faire quelque chose. Selon les rumeurs, les Américains n'ont pas franchement apprécié que les Européens disent que c'est uniquement de la faute des USA. Et les Européens n'ont pas franchement apprécié que les Américains ne veuillent pas plonger tête baissée dans le protectionnisme. Rendez-vous en avril pour un nouveau sommet, avec Obama cette fois.

- Pierre N'Gahane nommé préfet des Alpes-de-Haute-Provence. Une personne "d'origine étrangère" comme indiquait pudiquement le communiqué de presse. Effet Obama ou pas ? Les hautes instances jurent que sa nomination était prévue il y a un mois, Pierre N'Gahane explique en souriant qu'il y a là un judicieux accord de calendrier. En tout cas au vu de son CV, on ne peut pas dire qu'il a volé son poste. Campagne de communication, sûrement, mais le geste ne peut être que salué, même s'il en faudrait beaucoup plus.

- Le retour de Noir Désir. Le groupe a mis en ligne mercredi deux nouvelles chansons : une reprise rock du Temps des cerises, et Gagnants/Perdants, une chanson plus politique et critique sur les événements actuels.
Je ne sais pas trop quoi penser du retour du groupe. D'un côté Bertrand Cantat a été jugé, il s'est reconnu coupable d'avoir tué une femme suite à des violences conjugales. Il a purgé sa peine de prison. Si la Justice a décidé qu'il ne présentait pas de risque de récidive, il n'y a pas de raison humaine pour ne pas lui accorder une seconde chance. Chaque personne en mérite une.
D'un autre côté, je trouve ce retour terriblement indécent et choquant. J'ai l'impression que le groupe agit come si rien ne s'était passé, qu'il s'était arrêté le temps d'une parenthèse et que maintenant, ça y est, c'est reparti comme au bon vieux temps, cette parenthèse est oubliée à tout jamais.
Ça me met très mal à l'aise tout ça. Bertrand Cantat n'a pas le droit de mentionner ce crime dans ses chansons pendant un an il me semble. Maintenant cela l'empêche-t-il d'en parler publiquement, dire que c'est un acte gravissime (surtout quand on voit l'attitude de certains fans qui trouvent des excuses à son crime), ou de soutenir financièrement une association qui lutte contre la violence des femmes ?
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Mardi 11 novembre 2008
Attention, article à fort taux de spoilers en tout genre !

Mes séries américaines ont fait leur rentrée il y a plus d'un mois. Un petit bilan de leur nouvelle saison s’imposait donc.

Grey's Anatomy saison 5 :

Mais que fais-tu, Grey's Anatomy, que fais-tu ?
C'est à peu près ce que je me suis demandé lors des premiers épisodes de ma série fétiche. La saison 4 était plutôt moyenne, les personnages avaient fait du sur-place. Et au vu des nouveaux épisodes, ça allait pile continuer sur cette voie.
Si le premier épisode est plutôt alléchant, avec le Seattle Grace relégué au 12ème rang des hôpitaux du pays, la catastrophe, le deuxième est assez pathétique. Meredith et Derek font du sur-place, et au bout d'un moment, ça lasse. Karev est redevenu le grand méchant, et avec Izzie aussi ça tourne en rond. George est invisible, Lexie ne sert à rien. Le couple Erica/Callie qui semblait si alléchant ne sait pas où aller.

Heureusement, tout rendre dans l'ordre dès l'épisode 4, et ma série adorée redevient ma série adorée. Meredith et Derek habitent ensemble, et ça promet quelques bons moments. Izzie et Alex sont ensemble aussi, et ils sont vraiment craquants comme tout, surtout Alex. Erica/Callie prennent un chemin beaucoup plus attendrissant et réaliste que ce que je ne l'imaginais. Le Chef et Miranda
sont phénoménaux. Et surtout il y a ce nouveau docteur, Owen, ancien soldat d'Irak aux méthodes expéditives. Il est en train de réveiller la bête de sexe qui sommeille en Cristina, et je sens que ça va être juste génial.
Quelques points noirs cependant : Georges n'existe pour ainsi dire plus, et surtout j'ai appris qu'Erica allait quitter la série (contre la volonté de l'actrice), et que donc son couple avec Callie allait tourner court. Grosse déception sur ce coup.
Mais les scénarios sont toujours aussi bien foutus, les cas médicaux toujours aussi space, mais follement prenants. Encore une fois, le temps d'un épisode, je ris aux larmes, je pleure et je frémis.

Desperate Housewives saison 5 :
C'est un peu l'inverse que précédemment. L'épisode premier n'est pas très prometteur, mais les suivants sont proprement excellents.
L'action se passe donc 5 ans après. Et on a l'impression lors de l'épisode 1 que les problèmes ont juste changé de camp : Lynette a les ados tourmentés, Gabrielle les enfants intenables, Bree la double vie femme au foyer-femme d'affaire brillante et Susan l'amant dans le placard.
Et puis ça évolue, les personnages s'affinent... Et c'est juste génial. Gabie  regrette son statue sociale, Lynette se cherche, Bree s'éclate et Susan est toujours amoureuse de Mike, mais il ne faut pas le dire.
Katherine est un peu invisible, mais Eddie revient en pleine forme. Et surtout, elle amène dans ses bagages son mari, Dave. On ne sait pas trop ce qu'il veut. On sait juste qu'il a des problèmes psychiatriques et qu'il arrive à décider de la vie de ses voisins sans qu'ils s'en aperçoivent. Il est vicieux au possible, assurément flippant, et auréolé d'un vrai mystère qui donne vraiment envie de voir la suite.

Prison Break saison 4 :
Bon, disons-le clairement, c'est du grand n'importenawouak cette saison. Oui, encore plus que les précédentes, c'est possible. Mickael, Lincoln, Sucre, Bellick, Sarah, Mahone, plus un flic gentil et un hacker surdoué se planquent dans un hangar de Los Angeles pour essayer de démasquer La Compagnie, cette entité trop méchante qui veut tous les tuer. Pour cela, ils doivent récupérer six cartes pour dénoncer les chefs de cette affreuses bande. Plus de libération avec trois boulons et un gobelet de café, mais tout un matériel super perfectionné et un peu de chance. Mickael s'est fait enlevé son tatouage et il saigne trop souvent du nez pour que ça soit bénin. Y a aussi Gretchen et T-Bag qui se baladent dans la nature, et un gros black qui veut tuer tout le monde.
N'importe quoi, je vous l'avais dit. Mais je suis un bon public et une téléspectatrice faible et sans volonté. Même si l'histoire en elle-même est partie totalement en vrille, chaque épisode est toujours aussi haletant et inventif. Alors forcément, je ne résiste pas. Et puis c'est la der des der (forcément, au vu des audiences), et j'ai envie de suivre cette petite bande jusqu'au bout.
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Pensées du moment

 
  • Prénom : Amélie
  • Localisation : Paris
  • Age : 26 ans
  • Occupation : journaliste web en recherche d'un job
  • Dernière chanson I-Podisé : Warwick Avenue de Duffy
  • Dernier spectacle : Hommage à Maurice Béjart à l'Opéra Bastille
  • Dernier film  : Mesrine : L'Ennemi public n1 de Jean-François Richet
  • Livre en cours : Les Contes de Beedle Le Barde de J.K. Rowling
  • Séries en cours : Urgences saison 1, Friends saison 2, Desperate Housewives saison 5, Grey's Anatomy saison 5, Prison Break saison 4
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